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Published on février 27th, 2016 | by Florian L

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AMHA, le meilleur livre « Bushcraft »

Ça fait depuis longtemps que je souhaitai vous faire cette review… il s’agit d’un équipement exceptionnel qui, s’il est correctement employé, est aussi léger qu’une plume et pourtant plus utile qu’un sac rempli d’accessoires hi-tech.

Je veux bien entendu parler du livre « Bushcraft » de Mors Kochansky !

Commençons par le détail qui fâche : le bouquin est intégralement en anglais. Si cela vous pose problème… Et bien je vous plains sincèrement, parce que le cinéma en VF c’est franchement à chier XD.

Je n’en écrirai pas des tonnes à propos de l’auteur, sinon qu’il exerce dans le milieu de la survie/bushcraft depuis plusieurs décennies (c’est un pépé maintenant)… Niveau expérience, il gère. Sa marque de fabrique ? Cette phrase: « The more you know, the less you carry ». Subversif en ces temps consuméristes mais Ô combien vrai ! (Note : je ne vous jette pas la pierre, je ne suis pas en reste niveau achats à la noix =) !
Si vous cherchez plus d’informations au sujet du bonhomme, vous pouvez consulter sa page wikipédia ou encore le site officiel de son « école de survie ».

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Mors Kochansky et son éternel pompon rouge.

Passons plutôt au contenu du bouquin ! Il est divisé en 12 chapitres richement illustrés de schémas légendés.

Les 6 premiers chapitres concernent la fabrication et l’utilisation des outils :
– Firecraft (en plus des moults méthodes d’allumage et d’architecture du foyer, c’est le kama sutra de la suspension de popote XD)
– Axecraft (utiliser une hache sans se la mettre dans le genou, méthodes de bucheronnage pour abattre un arbre sans se le prendre sur le genou qu’il vous reste)
– Knifecraft (utiliser un couteau de type Mora en sécurité pour différentes tâches comme abattre un arbuste, découper rapidement un lacet à partir d’une pièce de cuir etc.)
– Sawcraft (fabriquer et utiliser une scie à cadre efficacement et toujours en sécurité)
– Bindcraft (méthodes pour extraire et confectionner des ficelles à partir de plantes fibreuses, ligneuses ou de racines)
– Sheltercraft (idées pour fabriquer des abris)

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Le chapitre sur le feu est juste épique.

Les 6 derniers chapitres concernent la valorisation et l’exploitation des ressources naturelles.

Je tiens à vous signaler que certaines espèces décrites par l’auteur ne sont présentes qu’en Amérique du nord. C’est le cas par exemple du « paper birch » ou « bouleau à canoé » (Betula papyfera). Cet arbre a la particularité d’avoir une écorce souple et solide qui se décolle en plaques homogènes. Notre bouleau verruqueux (Betula pendula), offre une écorce qui s’arrache en lambeaux en raison des nombreuses «verrues ». Les récipients en écorce pliée, c’est plié (pas impossible mais vous ne fabriquerez pas un canoë avec les espèces de chez nous. Et oui, en Amérique du nord, les Natifs fabriquent des canoës en écorce de bouleau…). En dehors de ce cas particulier, les informations données par l’auteur sont en grande majorité applicables, soit parce-que nos contrées sont peuplées des mêmes espèces, soit parce-que l’information est transposable d’une espèce à l’autre.

Nous avons donc :
– The Birches (tous les trucs d’artisanat, culinaires et médicinaux à propos des bouleaux et des aulnes. C’est du concentré d’infos !)
– The Conifers (même chose que ci-dessus mais à propos des conifères)
– The Willows (idem, mais appliqué au tremble, peuplier et saules de grande taille)
– The Shrubs (idem, littéralement les arbustes. L’auteur a préféré mettre dans ce chapitre les saules de petite taille. Bizarre, mais peu importe en fait)
– The Moose (quelques trucs sur l’élan à propos de la chasse, du tannage etc. Les astuces me semblent transposables à nos cervidés… Etant non-chasseur, je préfère rester réservé sur le sujet.)
– The Varying Hare (comme ci-dessus mais appliqué au lièvre variable. Amha, transposable au Lapin de Garenne et au Lièvre avec les mêmes réserves).

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Vous saviez que le polypore du bouleau pouvait servir de cuir à rasoir (et de médicament intestinal) ?

En conclusion, je dirai que c’est un livre à mille lieues des conneries « surviveul » nées de l’accouplement incestueux entre « Man Vs Wild » et « la fin du monde de 2012 ». Rien à voir !

Riche, dense, peut être un peu difficile d’accès (en plus de la barrière de la langue) ; vous ne serez jamais pris par la main mais plutôt invité à acquérir par vous-même une téra-chiée de savoirs-faire utiles et/ou amusants.

N’oubliez pas le proverbe du vieux Kochansky : « plus vous en savez, moins vous êtes un âne bâté » ! (bon ok, c’est pas la traduction littérale XD )

@+ !

 

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pratique le camping sauvage, la glane de plantes et champignons, bricole des affuts / abris de fortune... Par l'intermédiaire de Tacticraft, il souhaite aujourd'hui partager sa passion de la "verte".



One Response to AMHA, le meilleur livre « Bushcraft »

  1. Tibo says:

    Le polypore contre les vers, l’astuce est connue depuis la préhistoire, Ötzi est avait dans sa musette! Je n’irai pas forcément en manger pour autant … 🙁

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Ötzi

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