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Published on janvier 14th, 2015 | by Florian L

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Dossier ponchos: 0 introduction

Le poncho de pluie est une pièce d’équipement très intéressante : il sert à la fois de vêtement de pluie et d’abri sommaire. A ce titre, le poncho mérite largement sa place parmi les 5 objets les plus importants du fond de sac (aka les 5C de la survie). A ma grande surprise, malgré le design hyper simple du poncho, il m’a été plutôt difficile de trouver un modèle qui me convienne ! Dans cet article, je vous présenterai 6 modèles de ponchos… dont aucun ne sera parfait !

Stratégie d’utilisation

Pour contrer le vent et la pluie, je n’ai jamais été un grand fan des vestes en goretex. Certes ces coquilles coupent le vent et la pluie à 100% mais elles ont des inconvénients* qui ne me déplaisent énormément.

La majeure partie du temps, il ne pleut pas. C’est pourquoi mon choix se porte en général sur des vestes en polycoton (voir review british smock) respirantes, résistantes au vent, résistantes au feu et solides.

Le problème avec le polycoton, c’est qu’il n’est pas étanche. On peut traiter le tissu au « Nikwax » pour le rendre déperlant mais ça ne le rendra pas résistant à une « vraie » pluie pour autant.

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Abri conçu à l’aide du poncho Miltec. Comme je n’avais pas assez de corde, les attaches ont été faites avec les brins de mon morceau de paracorde qui traine toujours au fond de ma poche (pour une fois que ça sert).

Aussi, en cas de vent fort et/ou de pluie, je fais appel à des vêtements supplémentaires et en particulier le poncho de pluie.

Enfin, par loisir ou imprévu le poncho peut me servir d’abri sommaire pour passer la nuit dans la nature. Si je me trouve en situation dégradée, j’adopte la « position de tortue » avec mon poncho. Cette position permet de conserver sa chaleur corporelle tout en résistant aux éléments (fonctionne en combo parfaite avec le tapis de sol « arkmat » et un briquet « bic » ou des chaufferettes jetables).

Par conséquent, ce carré de tissus est pour moi très important : il doit être fiable, étanche, solide et bon marché.

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Poncho « Solognac » qui finit par percer au bout de 4-5 heures de pluie. Ce n’est pas le seul poncho de ce test à ne pas être étanche. C’est paradoxal pour un vêtement de pluie !

Juste une précision sur ma façon de porter le poncho :

Le poncho peut à la fois protéger l’homme et le sac à dos et beaucoup de personnes utilisent leur poncho de cette manière.

En ce qui me concerne, sur les gros sacs à dos, je préfère utiliser un couvre sac et porter le poncho sous les bretelles. Pour un surpoids d’une centaine de grammes, l’homme et le matériel sont mieux protégés, même par vent fort. On peut en outre se séparer de son sac et garder une protection simultanée pour soi et son barda.

De plus, je porte presque toujours mon poncho maintenu par une ceinture (+ chaps). Ce faisant, je trouve que l’on a moins tendance à s’accrocher dans la végétation tout en profitant d’un effet coquille accru. Par contre, ça respire assez mal mais comme il est censé pleuvoir quand on porte le poncho, on sera toujours moins mouillé avec que sans.

Enfin, vous verrez peu de mentions concernant le confort de la capuche car je porte toujours une casquette. La visière de la casquette empêche la capuche de tomber sur les yeux et protège mon visage/vue de la pluie.

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Panoplie de pluie typique: poncho porté sous le sac, casquette et couvre sac. Il ne manque que les chaps pour protéger le pantalon et les surmoufles imperméables dans certains cas.

Ponchos testés :

Ce dossier est découpé en plusieurs parties (une par poncho + conclusion).
Cliquez sur les liens pour accéder directement à la page concernée

Page suivante: le poncho « Russe » ! >>>

Inconvénients goretex*
– ces « shells » coutent relativement cher,
– elles sont fragiles face aux accrocs et au feu. Certaines ne supportent pas l’abrasion non plus.
– le synthétique est bruyant et propice aux mauvaises odeurs (incompatible avec l’observation de la faune)
– la membrane imper-respi se bouche au fil du temps en raison de la crasse et de la fumée
– enfin la membrane ne respire pas si la couche de tissus supérieure est imbibée d’eau.

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About the Author

pratique le camping sauvage, la glane de plantes et champignons, bricole des affuts / abris de fortune... Par l'intermédiaire de Tacticraft, il souhaite aujourd'hui partager sa passion de la "verte".



2 Responses to Dossier ponchos: 0 introduction

  1. Ariegeboy says:

    Moyennement d’accord pour le couvre-sac, c’est une bonne solution mais :
    – l’eau ruisselle le long de ton dos et imbibe le dos du sac (bien souvent en mesh + mousse)
    – les bretelles finissent par s’imbiber et l’eau remonte dans le reste du sac par capillarité.

    Mais pour la majorité des cas, ça suffit. Sinon, il y a les pèlerines qui prévoient de protéger le bonhomme et son sac à dos.

    • Florian L says:

      Yo !

      En effet, l’eau mouille le dossier. Sur ce sac (Berghaus Vulcain), le dossier n’est pas en mesh mais en nylon « plein » rembourré de mousse. Ce qui rend d’une part le produit increvable et évite une imprégnation trop rapide (mais ça prend quand même).

      Oui, le sac finit par être un peu humide, tu as parfaitement raison (matériel par défaut dans des sacs poubelles).

      Mais avec un poncho par dessus un sac de 100L, au moindre coup de vent branche etc, ça se balade de trop et expose le sac aux projections directes. D’où mon choix.

      Sur mon sac de 20L, je porte le poncho par dessus le sac.

      @+ !

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