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Published on novembre 7th, 2014 | by Florian L

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Review: la British Windproof Smock Mk1

A la recherche d’une veste économique et pratique pour mes activités nature, je me suis tourné vers la « British Windproof Smock » qui est actuellement en dotation dans l’armée Britannique (pour être exact, le modèle en cours est la Mk2). Après 9 mois d’utilisation, je me permets de vous écrire une petite review.

1 Présentation

smock

Il s’agit d’une veste construite sur une simple épaisseur de toile en « polycoton » (50% polyester / 50% Coton). Je ne dispose pas de valeurs concernant l’épaisseur du tissus (deniers). La toile est souple et relativement fine.

Ce qui différencie les vestes de type « smock » des autres, c’est le nombre et la taille des poches : ce modèle comporte 4 grandes poches cargo ainsi que deux immenses poches latérales zippées. D’autres modèles de smock proposent encore plus de capacité d’emport !

Passons directement à la « boutonnerie ».
Pour un modèle de dotation, tous les zips sont excellents ! Ils sont de fabrication « YKK » et en plastique « dur » de 5mm de large ! Les fermetures éclair des poches poitrine sont à sens unique tandis que la fermeture de la veste est à double sens. On peut donc ouvrir la veste « par le bas ». L’intérêt de ce système est d’avoir une bonne liberté de mouvement des jambes tout en étant couvert jusqu’aux cuisses.
Autre caractéristique des « smocks » : les boutons « canadiens ». Ce sont de gros boutons très faciles à réparer et à manipuler même avec une motricité fine réduite (froid, gants). On peut noter par ailleurs que deux boutons « de rechange » sont cousus dans le revers de la smock pour une éventuelle réparation sur le terrain.

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Les velcros sont efficaces. C’est important pour empêcher le vent de s’engouffrer.

Je déteste le velcro… Parce que ça détruit littéralement mes pulls et accessoires en laine. Par chance, les poches n’en sont pas munies : je peux sortir mon bonnet sans l’user prématurément. Les velcros des poignets sont larges et généreux : une fois ajustés, ils ne bougent plus. C’est un détail important pour moi car j’ai « subit » des vestes avec des velcros minuscules qui ne faisaient pas leur travail (mais butaient la laine quand même, sinon ce n’est pas drôle =). Le zip principal est recouvrable d’un rabat fermé par velcro pour empêcher le vent de passer au travers de la fermeture éclair.
Enfin, des cordons de serrage sont présents au col, à la taille et au niveau des cuisses. A noter que les cordons de serrage de la taille permettent d’améliorer un peu l’effet « sac à patates » de la veste en apportant un petit effet cintré… D’un point de vue plus pratique, ce ceintrage empêche le vent de s’engouffrer dans la veste par le dessous.

En ce qui concerne la capuche… Elle n’a qu’un défaut : elle est immense ! J’aurai apprécié une patte velcro permettant de régler la profondeur de la capuche mais elle est absente. Pour être utilisable, il faut faire une sorte d’ourlet comme montré dans les photos ci-jointes. Certains utilisateurs apprécient ce surdimensionnement afin de protéger le visage (et la vue) lors d’intempéries par vent fort. A noter également qu’elle est équipée d’un fil de fer permettant de la rigidifier et de la modeler.

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La capuche est beaucoup trop grande.

Les finitions sont moyennes. C’est-à-dire que le travail n’est pas soigné et que, pour autant, aucun défaut fonctionnel n’est constaté. Concrètement, il y a des fils qui pendent de partout (à vous de les couper) mais jusqu’à présent, aucune couture ni bouton ne s’est défait.

Au niveau du poids, je ne vais pas vous le cacher, c’est lourd ! A vide la smock pèse 1,2Kg. Il faut savoir qu’en plus, pour qu’une smock soit vraiment utile, vous devrez rajouter au moins un poncho et une veste en pertex (voir chapitre suivant). On a donc un minimum de deux kilos. En ce qui me concerne, avec toutes les « bricoles » que je mets dans mes poches, j’en suis à 3.1Kg.

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Les bon gros boutons canadiens… et les fils qui dépassent…

Comme il s’agit d’une « review », je suis obligé de vous parler des différentes versions de camo disponible. Celle que je possède est en « MTP ». Sachez en outre qu’il existe une version « DPM » plus sombre et une version « DPM désert». Mon opinion sur le camouflage : dans mon cadre d’utilisation, il est contre productif. Le camouflage est excessif pour se cacher des mammifères et insuffisant pour tromper la vue des oiseaux. Vis-à-vis des humains, les chasseurs et éventuels secours auront du mal à vous localiser tandis que les passants qui vous verraient auront probablement une opinion négative. Tout faux. Donc, perso, mon grand regret est de ne pas trouver un modèle strictement identique en couleur *neutre* unie.

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Le fil de fer aide à maintenir la capuche enroulée.

Le système de tailles m’a paru franchement génial. Pour choisir la bonne taille, vous avez deux valeurs. Le premier chiffre fait référence à votre hauteur et le second à votre tour de poitrine : par exemple, ma smock est une 190/104. Si vous souhaitez que la veste tombe en haut de la cuisse, il vaut mieux prendre la taille en dessous, c’est-à-dire pour une personne de 1m85, prendre une « 180 ». Si au contraire, vous préférez le port « en chemise de nuit » qui tombe jusqu’aux genoux, il reste possible de choisir la taille adéquate. Bien que la coupe soit généreuse en regard du tour de poitrine, il convient de prévoir large afin de pouvoir porter la veste par-dessous des couches thermiques.

Le prix moyen constaté de cette veste se situe aux alentours des 50€ neuf et 40€ d’occasion en bon état. Ce prix vaut largement la qualité constatée ET vous permet de mener des activités un peu rudes (ex : construction d’abri) sans craindre de détériorer/salir un vêtement technique se chiffrant en plusieurs centaines d’euros.

A toutes fins utiles, la version qui vous a été présentée est une Mark1 ou Mk1. Il existe une seconde version de cette smock nommé « Mk2 » caractérisée par des zips sous les aisselles, un filet dans le dos etc. En dehors de ces accessoires en plus, le produit est identique. Un jour peut être, je vous ferai un comparatif.

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Il faut s’attendre à des fils qui pendent un peu partout.

2 Protection et confort

On va attaquer la technicité de la Bristish Windproof Smock, c’est à dire la protection et le confort apporté en regard des contraintes imposées par la météo et les activités.

L’un des points forts de cette veste est sa respirabilité. A aucun moment vous n’aurez la sensation de porter un « sac plastique » sur les épaules. En dynamique, elle est très, très agréable.

Cependant, comme la veste contient du coton, elle est partiellement hydrophile. Non seulement elle n’est pas imperméable mais elle va en plus absorber l’humidité ambiante ou les projections directes d’eau. Attention au coup de la veste humidifiée par la pluie ou la sueur une fois en statique ! Un traitement déperlant va atténuer l’aspect hydrophile et augmenter un peu l’imperméabilité… Mais ne vous attendez en aucun cas à des miracles : une forte averse de 10 minutes ou une pluie fine de quelques heures trempera la veste ! C’est pourquoi l’emport d’un poncho (ou d’une solution étanche) est tout simplement indispensable.

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Tenue de pluie classique. Notez deux choses. 1 je préfère passer le poncho sous le sac à dos et employer un housse de sac à dos. On est bien mieux protégé du vent et de la pluie. 2 La veste est conçue de sorte que la ceinture lombaire du sac à dos passe entre les poches.

Puisque l’on parle d’humidité, je trouve le temps de séchage du polycoton « moyen ». Plus rapide à sécher que de la laine ou du coton pur mais évidement plus long que du synthétique… Ceci dit, comme ce vêtement peut être approché sans craintes du feu en raison des matériaux (et du prix =), il est possible de fortement accélérer le temps de séchage en se préparant un petit feu de camp <3.

L’autre point favorable est la résistance au vent de la british smock. C’est-à-dire qu’elle n’est pas totalement coupe vent, ce qui est agréable 90% du temps. Par contre, en cas de vent fort et soutenu, il est fortement conseillé de doubler la smock d’une veste en pertex. Vous aurez alors une solution totalement coupe vent. Cette veste en pertex présente de nombreux intérêts et mériterait une review à elle seule (séchage ultra rapide, très respirante, zoot-suit, peu onéreuse etc.), on n’évoquera ici que l’apport de la « pertex » en termes de coupe vent et comme « lubrifiant » entre les couches de vêtements (voir ci-dessous).

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Ce qui est fou, c’est la difficulté à trouver un poncho qui soit assez léger et surtout qui soit vraiment étanche. Le poncho Solognac du D4 finit par percer après quelques heures de pluie… C’est dommage, il ne pesait que 280g !

Bien entendu, la smock n’offre strictement aucune protection contre le froid : il faut porter des couches thermiques sous la veste. Je vous déconseillerai de combiner la british smock avec une doudoune pour une raison très simple : compte tenu du poids du système, le duvet sera écrasé et offrira une protection thermique relativement médiocre. Optez donc plutôt pour des vêtements en laine qui resteront cohérents avec la rusticité de la veste (résistance au feu, résistance à l’humidité etc.). Rien ne vous empêche de sortir votre doudoune, le soir, au camp avec la pertex par-dessus…

A propos de la pertex… Il faut savoir que l’on perd beaucoup d’énergie physique en raison de la friction entre la laine et la toile de la smock. Il existe une solution à ce problème : intercaler la pertex entre la smock et les pulls en laine : les différentes couches de vêtement vont beaucoup plus facilement glisser les unes sur les autres.

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Le traitement déperlant, ça a l’air bien dans sa salle de bain… L’eau glisse et tout… Sur le terrain, 3-4H de pluie suffisent à imbiber le tissus.

Une dernière chose concernant le froid : méfiez vous du coton humide… Si par exemple vous vous retrouvez trempé et que le temps se rafraichit ou que vous êtes en statique : il vaut mieux retirer la veste. Une veste en coton ou polycoton humide et exposée au vent fonctionne exactement de la même manière qu’un climatiseur : vous pourriez vous retrouver en hypothermie alors même qu’il fait doux… D’où l’importance du poncho en amont comme couche imperméable et en aval, de la pertex, comme couche hydrophobe protégeant vos couches thermiques de l’humidité et empêchant le froid par convection/évaporation (rappel: 1g d’eau évaporé vous pompe 600 calories de chaleur).

Par rapport à l’abrasion et aux déchirures, cette smock peut être qualifiée de résistante. Il est à noter que le tissu n’est pas « rip stop ». En théorie, si vous parvenez quand même à déchirer la veste, il faudra effectuer une réparation le plutôt possible au risque de voir le trou s’agrandir encore plus. Concrètement, une application de « duct tape » par-dessus le trou et on répare à tête reposée… ou, compte tenu du prix, on traite la veste comme un « consommable » en la remplaçant.

En conclusion, cette veste « 4 saisons » est parfaitement adaptée à la randonnée et au bushcraft jusqu’en moyenne montagne à condition de bien connaitre les limites du polycoton et de savoir utiliser à bon escient le poncho et la pertex.

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Les velcros femelles de la smock permettent aux brassards d’être fermement maintenus en place.

3 Pourquoi autant de poches ?

Le fait de choisir une «British Smock » plutôt qu’une autre veste est aussi du à sa caractéristique principale : la capacité d’emport.
Alors justement, autant de poches, ça sert à quoi ?

Pour la polyvalence :
Comme expliqué précédemment, une smock, c’est avant tout un système composé de la veste, d’une solution étanche (ici un poncho) et d’un coupe vent (Arktis Stowaway aka « pertex »). Ces deux éléments se logent dans les poches de la veste et forment ainsi un tout extrêmement polyvalent face aux intempéries.

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pouvoir accéder facilement à sa carte… que du bonheur.

Pour les cas d’urgence :
Le pansement compressif et le tourniquet me paraissent pertinents en milieu naturel. En effet, on y côtoie des chasseurs et des forestiers. Ce qui veut dire que les accidents sont potentiellement à base de fusils et de tronçonneuses. De plus, les pompiers mettent plus de temps à arriver en forêt qu’en ville… Pour ces raisons, il me parait très important que le matériel de premier secours soit toujours sur soi et directement accessible.

Parcequ’on peut sortir les mains dans les poches (ou presque) :
Grossièrement, la British Smock permet d’emporter les classiques « 5C » de la survie dans ses poches (Couteau, Couverture, Corde, Combustion, Contenir). Rajoutez juste une gourde inox en bandoulière et vous êtes équipé du minium syndical pour vivre en milieu naturel. Autrement dit, même si vous abandonnez votre sac à dos pour une raison X lors d’une randonnée, vous ne serez jamais privé des accessoires essentiels à la vie sauvage. Certes : mental > connaissances > matos…

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La « Arktis Stowaway » est une veste en pertex ultra légère, économique et aux utilisations multiples. Elle est une pièce maitresse du kit smock.

Parceque c’est pratique :
Tout est à portée de main. Il pleut ? On sort sans attendre le poncho. Un truc à couper ? Pas besoin d’aller sortir les gants anticoupure et le couteau du sac à dos. Besoin de s’orienter ? La carte/boussole est dans la poche… Enfin, fini la fastidieuse tâche de transvaser tout son brol lorsqu’on passe d’un gros sac à dos à un sac plus petit.

4 Un exemple parmi d’autres du contenu d’une smock

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  • Brassards orange fluo D4 : pour se signaler en période de chasse ou sur des pistes fréquentées par les VTT. Le truc sympa, c’est que les brassards restent bien en place grâce aux velcros femelle de la veste à la base destinés au port d’insignes.
  • Gants anticoupure Rostaing : à mettre de manière idiote et obstinée avant toute manipulation d’outil coupant. Ceux-ci sont étonnement fins, de la même épaisseur que des sous gants. Ils sont garantis niveau 5 contre les coupures selon la norme EN388.
  • Sachet étanche contenant : bonbons avec et sans caféine, kleenex, fiole de micropur, répulsif anti tiques / balistol : Le sachet étanche va servir à protéger les objets qui craignent la pluie… Ou à l’inverse, éviter que des objets coulants ne viennent pourrir la veste. Les bonbons fournissent la dose de glucide et/ou de caféine nécessaires à une bonne attention et ainsi prévenir les 3 secondes de conneries. Le répulsif anti-tiques est utile à la fois contre les tiques (maladie de lyme)… mais aussi pour entretenir les lames ou pour aider à allumer un feu car c’est avant tout de l’huile minérale (du balistol pour être exact). Selon la saison, je prends une petite ou une grande fiole.
  • Sac bandoulière en silnylon : C’est un petit sac ultra léger et peu volumineux qui peut se porter en bandoulière. Utile pour ramasser en chemin des bricoles comme de l’écorce de bouleau, des feuilles de consoude, des cèpes de Bordeaux etc… Ou encore pour avoir sous la main un guide botanique lors de balades naturalistes.
  • Couteau Mora Bushcraft Inox / Orange : le meilleur couteau droit du marché AMHA.
  • Pierre d’affutage DC4.
  • Bloc de magnésium.
  • Poncho : avec des œillets aux quatre coins pour éventuellement monter un abri.
  • Paracorde fluo et corde « consommable ». : no comment.
  • Tour de cou en laine.
  • Moustiquaire.
  • Chiffon/foulard en coton : modèle très léger et peu cher. Traité comme un consommable.
  • Carnet / Crayon : le carnet est en papier résistant à l’eau.
  • Boussole / carte dans un ziploc.
  • Gants / mitaines et bonnet / cagoule (en fonction de la saison).
  • Stowaway (aka pertex).
  • Pansement compressif « israélien » et tourniquet « CAT ».

 

Voilà, c’est fini ! J’espère que ça vous aura intéressé.

N’hésitez pas à poser vos questions dans les commentaires !

@+ !

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pratique le camping sauvage, la glane de plantes et champignons, bricole des affuts / abris de fortune... Par l'intermédiaire de Tacticraft, il souhaite aujourd'hui partager sa passion de la "verte".



5 Responses to Review: la British Windproof Smock Mk1

  1. Sympa la revue….J’ai acheté la version plus recente et trouve également que c’est une excellente veste. Coté etanchiété ca pourrait être mieux, mais il parait qu’on est censé mettre la veste en goretex en dessous.. (pas très logique, mais ca a été conçu comme ca. ) Personnellement aynat la goretex aussi je la porte en couche exterieure ne voulant pas tremper la smock.
    A titre d’info une dernière version de la Windproof est sortie et qui arrive au compte goute dans les surplus et sur ebay. Elle est dotée d’une doublure en goretex et un revetement siliconisé. L’idée est de remplacer avec un seul vetement la Windproof et la vest goretex…
    Ca vaut à peu pret deux fois la windproof, mais dès que je trouve ma taille sur les sites je vais la commander.
    Une dernière astuce est de mettre la liner du M65 de chez Alpha dans la smock actuelle. Je trouve que c’est plus pratique au quotidien. Quelques boutons cousus et voilà une Windproof matelassée.
    Cheers
    Gareth

    • Florian L says:

      1 Je suis d’accord et pas d’accord avec toi. La couche imperméable portée par dessus évite à la smock de s’imbiber d’eau, certes. Mais les militaires ont peut être plus besoin d’accéder rapidement à leurs poches que de garder la smock sèche… Je ne suis pas milouf, je porte ma couche imperméable par dessus la smock.

      2 Je n’aime pas le goretex car au bout d’un moment (surtout avec la fumée) , la membrane s’encrasse et le vêtement devient vite moins respirant… De plus, il me semble que le goretex ne respire pas lorsque la couche de vêtement qui le recouvre est imprégné d’eau. Résumé du goretex, au sec ça respire mal et quand il pleut ça ne respire pas. Je préfère alors largement un truc qui respire bien et éventuellement rajouter une couche étanche en cas de pluie.

      3 Je n’aime pas non plus les vestes « matelassées ». Quand je grimpe des cotes avec mon sac à dos, en hiver, c’est limite si je ne suis pas en T shirt tant j’ai chaud. Pouvoir moduler finement ses couches thermiques m’intéresse plus que pouvoir enfiler d’un coup la coquille et la polaire.

      Enfin, nos divergences d’avis doivent s’expliquer par la nature de nos activités: tu sembles faire beaucoup de pêche (activité statique) et perso je fais de la rando bivouac (des phases de marche en dynamique et… du statique aussi).

      • 1 Je suis d’accord et pas d’accord avec toi. La couche imperméable portée par dessus évite à la smock de s’imbiber d’eau, certes. Mais les militaires ont peut être plus besoin d’accéder rapidement à leurs poches que de garder la smock sèche… Je ne suis pas milouf, je porte ma couche imperméable par dessus la smock.

        En effet je ne suis pas militaire non plus donc je préfère ma couche anti pluie par dessus.

        2 Je n’aime pas le goretex car au bout d’un moment (surtout avec la fumée) , la membrane s’encrasse et le vêtement devient vite moins respirant… De plus, il me semble que le goretex ne respire pas lorsque la couche de vêtement qui le recouvre est imprégné d’eau. Résumé du goretex, au sec ça respire mal et quand il pleut ça ne respire pas. Je préfère alors largement un truc qui respire bien et éventuellement rajouter une couche étanche en cas de pluie.

        Je n’ai jamais vraiment testé du goretex autour d’un feu… mais je suis d’accord que les capacités de ces vestes à membrane sont largement surestimées par leurs fabricants. Je l’enfile quand vraiment il tombe des cordes. Mais dans mon expérience soit on se mouille de sueur, soit on est trempé par la pluie qui traverse la veste. J’en ai eu des plus chères aux bons marchés militaires et le constat est le même.
        A la pêche c’est le vieux p’broc qui vient au secours.

        3 Je n’aime pas non plus les vestes « matelassées ». Quand je grimpe des cotes avec mon sac à dos, en hiver, c’est limite si je ne suis pas en T shirt tant j’ai chaud. Pouvoir moduler finement ses couches thermiques m’intéresse plus que pouvoir enfiler d’un coup la coquille et la polaire.

        Je suis fan des vestes matelassées, effectivement pour la pêche. Je viens d’investir en une Snugpak Sleeka, qui s’avère super chaud pour les moments statiques derrière les cannes surtout de nuit en bordure de la Marne.
        Je mets la doublure M65 dans la smock parce c’est hyper pratique quand je passe de la maison au dehors. Si je devais m’en servir pour une marche j’enlèverais la doublure.
        Mon vêtement préférée pour la marche hivernale est la pile/pertex smock, léger, facile à ventiler je peux le porter avec juste un T shirt coolmax en dessous et voilà c’est super.. quand on s’arrête vaut mieux enfiler une couche isolante car on refroidi vite.

        Enfin, nos divergences d’avis doivent s’expliquer par la nature de nos activités: tu sembles faire beaucoup de pêche (activité statique) et perso je fais de la rando bivouac (des phases de marche en dynamique et… du statique aussi).

        C’est vrai je pratique plus la pêche que la rando de nos jours, mais quelques fois par an je sors avec mon fils camper avec nos hamacs dans la foret prés de chez nous.

        Cheers
        Gareth

  2. hk says:

    merci pour cette revue (et les autres) très bien rédigées..
    je possède la DPM désert neuve à … …24 €. je te rejoins donc sur le coté rusticité, bonne à tout faire de cette veste. A ce prix, je ne pose pas de question(s) sur les déchirures / brulures. J’ai croisé « trop » de gens me disant « je fais attention à ma veste gore tex à 400€ » Je la porte très régulièrement et effectivement ces larges poches sont un atout (par contre je ne les charges pas complètement, AMHA, cela gène les mouvements). En polycoton, elle respire très bien, mais bon pas hyper imperméable non plus !

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